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 Apprivoiser son cheval

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Courtney
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MessageSujet: Apprivoiser son cheval    Mar 31 Juil - 21:05

Travail en liberté :
Reprendre l’éducation à la base consiste à travailler beaucoup à pied. C’est ainsi que notre cheval deviendra respectueux, attentif, confiant, détendu et malléable, conditions indispensables pour remonter sur son dos.

Le travail à pied se joue à deux. C’est une chorégraphie où chaque danseur a son rôle.Le but de cette première étape est le contrôle du mental de notre cheval. Il s’agit du travail en rond de dressage conseillé par certains nouveaux maîtres (Monty Robert, John Lyons et Elisabeth de Corbigny notamment) et considéré comme inutile par d’autres. Ses vertus sont indéniables : le cheval y évolue en liberté, dans un territoire qui a la configuration circulaire d’un troupeau avec, en son centre, la place privilégiée du membre alpha. Cet instrument va permettre des raccourcis spectaculaires dans la rééducation de notre cheval. A condition de bien l’utiliser ! Il va nous servir à établir le pacte d’amitié (confiance), notre dominance (respect et attention) et le principe basique de notre relation : chaque mouvement se définit par un cadre déterminé par nos aides dans lequel le cheval est musculairement libre (phase 4 de la descente des aides). En outre, il nous permettra de reprendre les désensibilisations (qui éliminent les réactions de peur) et de remettre en place certaines réponses conditionnées (qui impliquent l’acceptation de notre demande), bases de notre nouveau dialogue.
Premier temps : Avant tout exercice, confirmez le pacte d’amitié avec votre cheval par des caresses au centre du rond. Ensuite, détachez la longe et laissez-le prendre connaissance de l’espace.

Deuxième temps : Au tout début de la rééducation, nous devons rétablir notre dominance. Mais pas directement. Il ne s’agit pas de confirmer les peurs de notre cheval en le chassant d’emblée. Nous allons commencer par un travail simple : tourner autour de nous dans le cadre du trot (le plus facile) sans que nous intervenions. Si tout se passe bien, demandons gentiment des changements de direction, des variations d’allure (pas, trot), l’immobilité, l’attention et même, s’il nous regarde franchement, tentons de l’aspirer pour qu’il vienne vers nous (accroche). Notre cheval, rebelle par hypothèse, entrera tôt ou tard en opposition ou en fuite et refusera les cadres que nous lui proposons.

Troisième temps : A ce moment-là seulement, nous lui rappelons que nous sommes le dominant avec des bouge-toi de là, change de direction, reste immobile ou regarde-moi plus impératifs. Une fois cette dominance confirmée, nous revenons au premier puis au deuxième temps.

Nota : Ce travail en liberté est subtil et demande beaucoup de tact. Il se développe en plusieurs jours.

Malgré leur similitude, nous devons bien distinguer le jeu du cadre du deuxième temps au travail de la dominance du troisième où nous utilisons la gestuelle d’intimidation sobre mais impérieuse de l’univers équin.

N’oublions pas de revenir fréquemment (toutes les cinq minutes par exemple) au pacte d’amitié, profitons de nos caresses pour retravailler les désensibilisations (comme lors d’un débourrage bien conduit) et certains conditionnements (cessions aux pressions digitales pour déplacer les hanches, les épaules, la tête ou le corps).

Une fois cette relation bien établie, nous pouvons aller plus loin en travaillant en liberté à courte distance (un mètre ?) avec un stick de dressage : Bouge les hanches et mets-toi face à moi, Mets-toi de profil et avance, Regarde-moi et viens vers moi.


Travail en main :
Le problème est que tout le monde n’a pas de rond de dressage et qu’il manque même dans beaucoup de clubs. Dans ce cas nous allons passer directement au travail en main, normalement la seconde étape de nos travaux pratiques.

Le but de cette deuxième étape est plus spécifiquement le contrôle à pied de la tête, des hanches, des épaules de notre cheval.

Là encore, nous évoluons sur notre territoire, une carrière, un espace clôturé, un bout de pré qui n’est surtout pas celui où notre cheval vit habituellement. Nous allons effectuer deux types d’exercices : en longe et en rêne avec un stick de dressage (pour prolonger notre bras et amplifier l’action de notre bulle)
Premier temps : le travail en longe

Pat Parelli préconise une série de jeux en longe à pied qu’il a abondamment décrits dans son livre Natural Horse-man-ship (éd. Zulma). Ils sont excellents et à pratiquer régulièrement. La longe (épaisse et longue) est en fait un cordon ombilical qui nous relie à notre cheval mais qui peut aussi engendrer l’inconfort (par des ondulations) lorsqu’il sort du cadre ou que nous voulons attirer son attention. Je vous y renvoie donc. Il s’agit principalement des exercices suivants :

Test de la gentillesse au cours duquel on peut également procéder aux désensibilisations nécessaires,
Jeu des pressions manuelles (cessions des hanches et des épaules qui préparent aux actions de jambes ; manipulation de la tête, flexions d’encolure ; et du corps, reculer)
Jeu du Yo-yo (reculer par un inconfort de la longe ou par des pressions à distance, suivi par un avancer dans notre direction),
Le travail latéral en longe auquel Pat Parelli accorde beaucoup de vertu (établissement du respect). Il consiste à faire tourner le cheval autour de nous, à droite et à gauche, et permet les changements de direction (tourne autour de moi, maintenant regarde-moi, viens vers moi, repars de l’autre côté)
Jeu du passage étroit (permet de tester la méfiance que votre cheval vous porte... et de la supprimer)
Enfin la consécration : les épaules en dedans en longe le long d’une barrière.
Nota : La manipulation de la longe (grosse corde de 4 m de long environ) demande une certaine habileté. Par ailleurs, le respect obtenu par ce travail est moins probant que celui établi en rond de dressage.

Il est parfois difficile d’obtenir de certains chevaux le travail latéral en longe sans qu’ils cherchent à s’échapper. Nos réponses sont alors forcément inadéquates par rapport à nos principes de travail : ou on lui résiste et c’est le conflit, ou on le lâche et c’est la fuite. Ce qu’on cherche à éviter. Dans ce cas, je préconise de mettre au cheval un filet à aiguille et d’attacher la longe à l’anneau du filet du côté où l’on travaille. S’il cherche à s’échapper, il se cogne à ce cadre plus radicalement qu’avec le licol et il aura tendance à le respecter. En général, cela suffit à supprimer cette résistance.

Deuxième temps : le travail à une rêne

Je renvoie cette fois-ci à Elisabeth de Corbigny et aux exercices qu’elle préconise dans le tome 2 de son livre Equitation éthologique (éd. Vigot). Ils préparent notre cheval au travail monté. Ils sont le traitement de base de notre thérapie. Il oblige le cheval, sans conflit (grâce au pompage permanent de la rêne unique qui empêche le cheval de s’appuyer), à céder aux pressions et à donner sa tête, ses hanches et ses épaules. Tout cela dans l’asymétrie (nouvel équilibre donc nouvelles habiletés) et le rassembler. A lui seul il rétablit la dominance (respect, attention) et la confiance dans la décontraction (à condition de posséder les habiletés et le tact nécessaires). Je rappelle pour mémoire 7 exercices de base :

Flexion latérale d’encolure
Déplacement latéral des hanches
Marche + arrêt d’urgence
Marche + arrêt d’urgence + reculer
Marche + pli + moteur
Marche + pli + moteur + arrêt d’urgence + reculer
Marche + pli + moteur + épaule + marche…
À noter et retenir

La flexion latérale d’encolure est une excellente préparation à la flexion de nuque.
L’exercice N° 2 est fondamental pour les chevaux difficiles car il permet d’une manière quasi instantanée de transformer une réaction d’opposition ou de fuite en un acte de dominance de notre part qui remet immédiatement les choses en place. Il est lié à un effet de rêne (directe d’opposition) facile à faire aussi bien à pied que monté. Exemple d’application : le cheval qui bouge au montoir. (voir ci-après : travail sans rênes).
L’exercice N° 5 : marche + pli + moteur est difficile à obtenir car l’encolure ployée met naturellement du poids sur l’épaule interne, ce qui a tendance à faire tourner l’animal. Pour obtenir une marche rectiligne, il faut donc que le cheval compense en reportant du poids sur son épaule extérieure. Il ne le fera que si les épaules sont bien devant les hanches et que celles-ci poussent activement. Il faut donc beaucoup de moteur (impulsion) pour ce mouvement… plus de la compréhension de la part de votre animal (il peut se braquer s’il ne comprend pas votre demande) et beaucoup de tact de votre part. N’insistez pas si vous n’y arrivez pas, il sera plus facile à faire en selle.
Le septième exercice est lui aussi difficile pour les mêmes raisons.
Bilan de ce travail à pied

Par le travail en liberté nous avons posé les deux piliers de notre relation : dominance et amitié, qui ont rétabli respect, confiance et attention. Dans le travail en longe, nous avons préparé en particulier l’action des jambes, dans celui à une rêne, celle des mains. D’une manière plus générale, notre cheval s’est désensibilisé et a appris à céder aux pressions (à distance ou au contact). Il est devenu plus malléable, plus coopératif, physiquement et psychiquement. Il est prêt à être monté pour parfaire sa rééducation.


Article très intéressant ( je trouve ) provenant du site http://www.stephanebigo.com
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http://theperfectdreamwithhorse.e-monsite.com
 
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